DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2017-06-01 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Wauthia Erika , Picone Alyssa, Rossignol Mandy , "Efficacité d'une procédure de ré-entrainement attentionnel sur les symptômes d'anxiété sociale d'enfants âgés de 8 à 12 ans." in GREPACO-13ème édition de la réunion annuelle du GREPACO (Groupe de Réflexion en Psychopatholie Cognitive, Université de Lille 3, France, 2017

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Neurosciences cognitives (DI4296), Sciences cognitives (DI4290), Psychologie cognitive (DI4211)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie cognitive et Neuropsychologie (P325)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage), Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)

Abstract(s) :

(Français) 01/06/2017 - 13ème édition de la réunion annuelle du GREPACO (Groupe de Réflexion en Psychopathologie Cognitive) – Université de Lille 3 Wauthia, E., Picone, A., & Rossignol, M. Efficacité d'une procédure de ré-entrainement attentionnel sur les symptômes d'anxiété sociale d'enfants âgés de 8 à 12 ans Introduction: L’anxiété sociale est l’un des troubles psychopathologiques les plus fréquents chez les enfants et les adolescents. Des biais attentionnels (BA) envers la menace semblent participer à l’étiologie du trouble. Ils se caractérisent par une vigilance accrue, des difficultés de désengagement et d’inhibition de l’information menaçante. D’après la théorie d’Eysenck et al. (2007), ces biais seraient associés à un déficit de contrôle attentionnel et cette fonction pourrait bénéficier d’un entraînement de l’attention émotionnelle. Plusieurs études ont montré l’efficacité d’une telle intervention en laboratoire mais le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’un tel entraînement réalisé à domicile. Nous nous sommes intéressés à l’effet de cette procédure sur les BA et les symptômes comportementaux d’enfants anxieux sociaux âgés de 8 et 12 ans. Méthode : 15 enfants (4 filles) (âge moyen= 10,12 ; écart-type= 0,76) souffrant d’anxiété sociale ont été recrutés. Après une évaluation des BA au temps 1, les enfants devaient réaliser à domicile 10 séances de réentrainement attentionnel avant de prendre une nouvelle mesure des BA au temps 2. Les BA étaient mesurés à l’aide d’une tâche de dot-probe demandant de détecter des cibles précédées de visages neutres ou dégoûtés. Lors du réentrainement, la cible à détecter était systématiquement indicée par les visages neutres. Les enfants complétaient aux 2 temps, l’Inventaire d’Anxiété Etat-Trait (Spielberger, 1973), l’Inventaire de Phobie et d’Anxiété Sociale pour Enfants (SPAIC ; Beidel et al., 1995) et l’Echelle de la Peur du Jugement Négatif (BFNE, Leary et al., 1983). Résultats : Une ANOVA a comparé les temps de réaction et les réponses correctes avant et après le réentrainement, pour les cibles précédées de visages neutres ou négatifs. Les résultats préliminaires confirment la présence de BA chez les enfants atteints d’anxiété sociale qui détectent plus rapidement (p=.013) mais moins précisément (p=.000) les cibles indicées par des visages dégoutés. Contrairement à nos prédictions, ces biais ne sont pas réduits au temps 2. Cependant, les enfants se montrent moins sensibles au jugement négatif d’autrui au temps 2 (p=.011). Discussion : Nos données ne montrent pas de réduction des BA associés à l’anxiété sociale au terme de l’entraînement. Néanmoins, ce dernier semble réduire la peur du jugement négatif d’autrui, concept précurseur de l’anxiété sociale. Les recherches futures devront évaluer les facteurs médiateurs de cet effet et vérifier le rôle de la compliance de l’enfant à l’entraînement et de la charge émotionnelle des tâches proposées. Mots clés (max 5) : anxiété, pédiatrie, attention, traitement.