DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2016-02-18 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 68 page(s)

Rasmont Pierre , "L'homme est un chien pour l'homme" in Athéïsme et Biologie - Association belge des Athées, Bruxelles, Belgique, 2016

  • Codes CREF : Ethologie (DI421A), Biologie (DI3100), Zoologie générale (DI3160)
  • Unités de recherche UMONS : Zoologie (S869)
  • Instituts UMONS : Institut des Biosciences (Biosciences)
  • Centres UMONS : Biosys (BIOSYS)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Chez certains d'entre nous, l'affection envers les animaux est extrême, équivalente à celle qui nous lie aux autres hommes. Les groupes humains qui comportent ce genre d'individus ont été à l'origine du phénomène de domestication. Après la domestication du chien, aussi ancienne que l'humanité, on a domestiqué de nombreuses espèces, chaque fois en impliquant des liens affectifs très profonds. Le génome des espèces domestiquées a été profondément modifié, mais celui de l'homme aussi de manière parallèle. Seul Homo sapiens a développé ce type de liens, en effet, on ne trouve aucune trace d'animaux domestique chez les autres espèces d'hommes contemporaines de l'apparition de la nôtre. Les avantages donnés par la domestication animale ont été innombrables et ont été particulièrement accentués chez les peuples européens. Il s'est installé une philosophie anthropozoïque de très longue durée. Les représentations artistiques qui expriment ces liens datent de très longtemps, depuis la grotte Chauvet (-40.000 ans), elles se sont continuées dans la religion égyptienne (entre autres), et subsistent encore maintenant dans la bande dessinée, la littérature et les films. Parmi nos liens privilégiés, ceux avec les chiens sont particulièrement développés, y compris à travers notre apprentissage de la solidarité et de la mort.