DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2008-05-20 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Henoumont Céline , Vander Elst Luce , Laurent Sophie , Muller Robert , "Etude par diffusométrie RMN des interactions non covalentes entre l'albumine sérique humaine et quelques agents de contraste IRM" in Journée de l'école doctorale en sciences pharmaceutiques, Université de Bruxelles , Belgique, 2008

  • Codes CREF : Résonance magnétique nucléaire (biophysique) (DI131B)
  • Unités de recherche UMONS : Chimie générale, organique et biomédicale (M108)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut des Biosciences (Biosciences)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) L’imagerie par résonance magnétique (IRM) connaît un formidable essor dans le domaine médical, grâce à son caractère non invasif et à sa résolution spatiale et temporelle nettement supérieure à celle des autres techniques d’imagerie. Sa sensibilité est néanmoins relativement faible, ce qui oblige les radiologues à utiliser dans certains cas des concentrations assez élevées en agent de contraste. Ceux-ci sont pour la plupart des complexes de gadolinium, dont le rôle est d’augmenter la vitesse de relaxation des protons de l’eau dans la zone où ils se sont accumulés, améliorant ainsi le contraste de l’image. Les contrastophores actuellement commercialisés ont néanmoins une efficacité relativement faible et le challenge des chimistes consiste donc à élaborer des entités plus efficaces, en synthétisant par exemple des molécule ayant une affinité élevée pour une macromolécule endogène, comme l’albumine sérique humaine (HSA). La liaison transitoire du complexe de gadolinium à la HSA a en effet pour conséquence de ralentir son mouvement de rotation, augmentant ainsi son efficacité. Il est donc essentiel de disposer de plusieurs techniques permettant l’évaluation des interactions non covalentes entre une petite entité et une macromolécule. Cette étude est consacrée à l’utilisation de la technique de diffusométrie RMN, qui consiste à mesurer par RMN le coefficient de diffusion du ligand en présence et en absence de HSA. 5 agents de contraste ont ainsi été étudiés. Le gadolinum induisant des raies extrêmement larges dans le spectre RMN, il a été remplacé par l’ion europium, qui a l’avantage de shifter les raies du ligand en dehors du background de la HSA, et par l’ion lanthane. Des expériences de titration, qui consistent à maintenir la concentration en HSA constante et à faire varier la concentration en chélate d’europium ou de lanthane, ont permis l’évaluation de la constante d’association et du nombre de sites de liaison. Une information supplémentaire sur la cinétique d’échange entre le chélate libre en solution et le chélate lié à la HSA a également pu être obtenue.