DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2005-05-02 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Henoumont Céline , Vander Elst Luce , Muller Robert , "Etude par RMN des interactions non-covalentes entre vecteurs de sondes magnétiques et leurs cibles" in Journée de l'école doctorale en sciences pharmaceutiques, Université de Bruxelles , Belgique, 2005

  • Codes CREF : Résonance magnétique nucléaire (biophysique) (DI131B)
  • Unités de recherche UMONS : Chimie générale, organique et biomédicale (M108)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut des Biosciences (Biosciences)

Abstract(s) :

(Français) Un des récents axes de recherches de notre laboratoire concerne la mise au point d’agents de contraste spécifiques pour l’imagerie moléculaire par résonance magnétique nucléaire. Dans ce but, l’étude de l’interaction entre un récepteur et ses ligands potentiels s’avère essentielle. Ceci peut être réalisé par différentes techniques de RMN, comme la mise en évidence de variations des déplacements chimiques, des temps de relaxation ou du coefficient de diffusion du ligand mis en présence de son récepteur. Une autre approche est la RMN 2D (NOESY par exemple). Deux cas peuvent être distingués : le premier volet est étroitement lié au développement d’agents de contraste vasculaire destinés à l’angiographie. Dans ce but, l’étude de l’interaction avec l’albumine sérique humaine (HSA) est envisagée. En effet, l’interaction d’un agent de contraste avec la HSA lui confère une rémanence vasculaire plus importante et une meilleure efficacité. Le second volet relève de l’évaluation de peptides, vecteurs de rapporteurs pour l’imagerie moléculaire, qui sont sélectionnés par l’équipe biologique du groupe grâce à la méthode du « phage display ». Dans un premier temps, l’applicabilité de la technique de diffusométrie RMN a été testée par l’étude de l’interaction entre petites molécules organiques et la HSA. La technique consiste à mesurer par RMN du 1H le coefficient de diffusion du ligand en présence et en absence de la protéine. Lors de l’interaction, un ralentissement de la diffusion moléculaire du ligand doit être observé. Dans ce travail, nous avons étudié l’interaction de la HSA avec l’acide salicylique, l’ibuprofène et le tryptophane. Dans le cas de l’ibuprofène et de l’acide salicylique, qui interagissent fortement avec la HSA, une diminution du coefficient de diffusion a clairement été observée lorsque la concentration en ligand diminue. Par contre, dans le cas du tryptophane, qui interagit plus faiblement avec la HSA, aucune variation significative du coefficient de diffusion n’a été décelée, ce qui est en bon accord avec le faible pourcentage de tryptophane lié à l’albumine. La technique de diffusométrie RMN s’avère donc efficace pour l’étude de molécules interagissant fortement avec le récepteur considéré et permet d’établir une distinction entre les ligands de forte et de faible affinités. Elle sera appliquée très prochainement à l’étude de l’interaction entre complexes de lanthanides (agents de contraste typiques en IRM) et la HSA. Les travaux en cours concernent l’étude d’un peptide ciblant la phosphatidylsérine, marqueur de l’apoptose cellulaire. Les techniques utilisées sont celles décrites précédemment, excepté la diffusométrie RMN étant donné le faible écart de masse entre les deux partenaires de l’interaction.