DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2017-11-17 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 7 page(s)

Vermeersch Marceline , Batita Iman , "[Ré] émergence de mobilisations collectives au sein de nos sociétés contemporaines" in Journée d'études sur l'Action collective: pratiques et lieux du collectif, Grenoble, France, 2017

  • Codes CREF : Géographie humaine et aménagement du territoire (DI1470), Sociologie urbaine (DI4134), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : FAU - Service du Doyen (A900)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Anglais) Dans cette proposition de communication, nous souhaitons nous pencher sur les enjeux que représente l’autogestion dans l’étude de nos sociétés contemporaines et plus précisément dans l’émergence récente de mobilisations collectives. En effet, actuellement, il semblerait que nous assistons à l’apparition de nombreuses expériences collectives autogérées. Synonymes de résistance et/ou d’alternative, ces dernières s’expriment de manière très diversifiée, allant de mouvements de résistance à la destruction de centres anciens à l’occupation temporaire d’espaces publics. Pouvons-nous comprendre ces mobilisations autogérées comme synonymes de phénomène de mode ou réelle volonté d’émancipation ? Pour répondre à cette interrogation fondamentale, nous proposons d’analyser les différentes interprétations de l’autogestion en s’appuyant sur les définitions de l’utopie de Françoise Choay et Jacques Rancière. Alors que ce dernier l’envisage comme le cadre rendant possible la réinvention permanente des rapports humains (Rancière, 1999), Choay emploie une nouvelle définition de l’utopie ; elle ne consiste plus dans la construction de villes imaginaires, mais dans la réappropriation/réinvention du patrimoine en lieux de vie. Il s’agit de se réapproprier le passé pour inventer la société de demain. Ainsi, nous proposons d’interroger ces phénomènes sous deux angles : 1) La conception de projets urbains tels que les smart cities ou encore les écoquartiers apparentés au bon lieu (Rancière, 1999) ; 2) La réappropriation des centres anciens. Comment envisager l’autogestion à travers le bon lieu dans nos sociétés contemporaines ? Comment l’autogestion à travers les concepts de non-lieu et d’appropriation s’y insère-t-elle ? Peut-on entrevoir à travers le concept d’appropriation et du non-lieu, une alternative durable au bon lieu, prédominant dans nos politiques urbanistiques ? L’autogestion fait-elle toujours office de marginalisation médiatique et législative ? Comment redonne-t-on sens à ces actions collectives dans ce contexte mondialisé et hyper-connecté ? Lefebvre entrevoyait la naissance de l’appropriation dans les failles de nos sociétés hyper aliénantes, dès lors, peut-on entrevoir les raisons de l’expansion de l’autogestion malgré sa marginalisation ? Nous proposons donc de nous pencher sur ces failles qui ont permis à l’appropriation de (re)naître et de le requestionner en nous penchant sur la relecture que Choay en fait.