DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2015-09-15 - Colloque/Abstract - Français - 1 page(s)

Deprez Anne , Groupe de recherche en histoire, théorie et critique de l’architecture , "Entre résidence et manufacture: étude des maisons bourgeoises sur les boulevards montois à la fin du 19e siècle" in L’histoire de l’architecture belge du long 19ème siècle : état des lieux et nouvelles perspectives de recherche, 11, Université de Liège, Salle Académique 18 et 19 décembre 2015, Belgique, 2015

  • Codes CREF : Histoire culturelle (DI5140), Architecture et art urbain (DI5221), Décoration et ameublement (DI5227), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : Architecture et Société (A530)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Entre résidence et manufacture : étude des maisons bourgeoises sur les boulevards montois à la fin du XIXe s. Entre 1830 et 1850, le développement industriel des régions minières du Centre et du Borinage favorise l’ascension d’une bourgeoisie capitaliste dans la province du Hainaut. Rivalisant avec la noblesse, elle se fait construire des « châteaux » à proximité des sites d’extraction. Sous la pression des milieux commerçants et industriels, la ville de Mons (chef-lieu de la province) fait démolir en 1862 ses fortifications afin d’y aménager un « grand centre manufacturier et commerçant ». La création des boulevards constitue une nouvelle zone portuaire pour le « rêve industriel de la ville ». L’urbanisation des abords de Mons offre divers avantages pour une population d’entrepreneurs qui désirent y fixer leur résidence et y établir leur commerce ou industrie. Dans cette perspective, certains industriels achètent des terrains à la fois pour leur habitation propre et leur activité professionnelle. Ces initiatives privées expliquent la diversité du paysage immobilier entre les maisons de maître et les grands hangars de stockage. La conception ingénieuse des boulevards à double circulation offre à Mons l’avantage de hiérarchiser la circulation périphérique entre le large boulevard pour la « promenade » et la grande voirie pour le charroi « lourd ». Cette configuration sur deux fronts a-t-elle influencé l’érection des demeures sur la rive extérieure du « boulevard » (garant du prestige et confort) et l’installation de bâtiments industriels sur la rive intérieure de la « voirie » (utile au niveau logistique et commercial) ? L’étude d’exploitations de nature différente (artisanale, commerciale et industrielle) sur les boulevards montois permettra d’analyser leur stratégie d’implantation urbaine et de comprendre comment cet ensemble architectural hétérogène assure autant la proximité fonctionnelle et la division sociale. Anne Deprez