DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
Rechercher
(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2017-05-10 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 30 page(s)

Cultrera Loredana , Vermeylen Guillaume , Giuliano Romina , "Les pratiques de GRH comme outil de prévention de faillite: Optimiser la relation "composition de main d'oeuvre - performance" en environnement risqué" in Institut Franco Brésilien d'administration des Entreprises, Poitiers, France, 2017

  • Codes CREF : Economie du travail et de la population (DI4353), Gestion financière (DI4361), Economie de l'entreprise (DI4322)
  • Unités de recherche UMONS : Analyse économique du travail (W718), Finance (W751)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques), Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) La faillite d’une entreprise, lorsqu’elle surgit, entraîne de nombreuses conséquences tant pour les différents partenaires de la firme que pour la société de manière générale. Si prédire la faillite est devenu un sujet fortement discuté dans la littérature, aucune étude ne se positionne en amont du processus de faillite et tentent d’identifier les facteurs permettant à une entreprise d’améliorer sa performance, et ainsi maximiser ses chances de survie. Cet article fournit à notre connaissance les premières mises en évidence d’un impact différencié des caractéristiques de la main d’œuvre et de la firme sur sa productivité en fonction du risque de faillite. Pour tenter de répondre à cette question, nous nous sommes appuyés sur une base de données belge en panel couvrant la période 2004-2013 et avons utilisé la valeur ajoutée par travailleur comme variable dépendante. Enfin, pour définir notre environnement risqué, nous nous sommes basés sur les ratios financiers traditionnellement utilisés pour prédire la faillite, et avons élaboré notre indicateur de risque comme une mauvaise position sur chacun des cinq types de ratios principaux (liquidité, rentabilité, structure, valeur ajoutée et enfin, solvabilité). Contrôlant pour de nombreux biais comme l’hétérogénéité et l’endogénéité, nos résultats montrent qu’il serait opportun, lorsque l’entreprise se retrouve en situation de risque, et afin d’améliorer sa performance et ainsi espérer éviter une dégradation de sa situation pouvant in fine la conduire à la faillite, d’augmenter la part de travailleurs féminins et de travailleurs hautement éduqués, mais également de réduire la part des travailleurs temporaires et en cols bleus au profit de travailleurs permanents et en cols blancs. Notons que celle-ci devra par ailleurs maintenir un équilibre social au regard de sa main d’œuvre et ne pas stigmatiser un type de travailleurs particulier, un climat social favorable ayant aussi un impact positif sur la productivité des travailleurs.