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2015-07-02 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 0 page(s)

Piccaluga Myriam , Harmegnies Bernard , "Approches psycholinguistiques des tâches interprétatives" in Consécutivité et simultanéité en linguistique, langues et parole, Strasbourg, France, 2015

  • Codes CREF : Traitement du langage (DI4299)
  • Unités de recherche UMONS : Métrologie et Sciences du langage (P362)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)

Abstract(s) :

(Français) Fruit de l’existence de la diversité linguistique et de la nécessité de contacts entre communautés mutuellement ignorantes de leurs codes linguistiques, l’interprétation dite naturelle (en tant que transmission, à l’oral, du sens d’un message exprimé dans une langue à l’adresse de destinataires le recevant dans une autre) constitue une activité cognitive pratiquée par l’humain de toute antiquité. L’interprétation, au contraire de son correspondant écrit, la traduction, n’a guère bénéficié d’attention systématique jusqu’au milieu du XXème siècle. Subitement, cependant, l’émergence de grands événements internationaux vont la propulser au premier plan des métiers les plus recherchés (création de l’ONU, tenue du procès de Nuremberg, création de l’Europe, etc). Dans les décennies 50-60, va ainsi émerger une profession reconnue et désirée, se caractérisant par ses structures de formation, ses contextes d’exercices et ses critères de qualité propre. Deux activités professionnelles contrastées vont ainsi émerger : d’une part, l’interprétation dite simultanée, qui requiert que l’interprète émette le discours cible au moment même où le discours source continue d’être émis ; d’autre part, l’interprétation consécutive, qui sépare nettement la phase d’écoute, correspondant à l’émission du discours source et la phase de production, venant après la fin de l’émission du discours source. La profession a également codifié d’autres formes interprétatives telles, par exemple, l’interprétation de liaison, qui se pratique sur le terrain, hors contexte de conférence et assure, sans support technologique, l’échange entre les interlocuteurs. Quant à elle, la recherche sur les phénomènes impliqués par ces opérations de transposition linguistique ne s’est développée que tardivement. Ses balbutiements sont contemporains du développement de la profession, mais son plein développement ne s’est fait jour qu’à partir des années 80-90, l’appellation « interpreting studies » n’apparaissant pour la première fois qu’en 1992. Diverses recherches ont ainsi été menées ; ce sera l’objectif de la présente conférence que d’en dresser, au travers de quelques exemples, un panorama visant à identifier les principales questions de recherche. Nous insisterons, par ailleurs, sur le fait que les formes de l’exercice interprétatif imposées par la profession constituent plus, au plan cognitif, des étapes sur un continuum psycholinguistique que des tâches fondamentalement différentes et psycholinguistiquement séparées par des cloisons étanches. Nous interrogerons, en conséquence, le caractère cognitivement « simultané » ou « consécutif » des exercices d’interprétation professionnels qualifiés par ces adjectifs.


Mots-clés :
  • (Anglais) simultaneous
  • (Anglais) consecutive
  • (Anglais) interpreting
  • (Anglais) bilingualism